La valeur du travail
Articles > Mallarmé, l'horrible travailleur 
 

 

Éditorial

Présentation

Articles
  Le travail du castor
  Mallarmé
  Smith

La Critique
  Perte d'emploi
  Les Naufragés

Sélection
  Bibliographie
  Sites

Entretien
 

La collection « Mag »
 
Xavier-Gilles Néret, professeur de philosophie

Trois manières poétiques d'être « horrible »
Rimbaud, dans sa lettre du 15 mai 1871 à Demeny consacrée à « l'avenir de la poésie », qualifie les poètes dignes de ce nom d'« horribles travailleurs ». Pourquoi le travail poétique peut-il apparaître comme « horrible » ? D'abord, parce que le poète « voyant » caractérisé par Rimbaud transgresse les normes esthétiques et morales communément admises : il est comparable à « un homme s'implantant et se cultivant des verrues sur le visage », il se fait « l'âme monstrueuse » et « devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit ». Le poète est donc « horrible » au sens aujourd'hui courant du terme, il est « très laid, très mauvais ». Ensuite, le travail poétique peut être dit « horrible » selon l'emploi hyperbolique, attesté à partir du XVIe siècle, notamment chez Rabelais ; le travail poétique est, en effet, « très grand, énorme », puisque le poète dirige toutes ses forces vers une fin, son œuvre, au prix de « toutes les formes [...] de souffrance » et d'une « ineffable torture ». Enfin, pour ces diverses raisons, le poète est un « horrible » travailleur au sens étymologique : puisqu'il transgresse les normes esthétiques et morales communément admises, puisqu'il n'a qu'une obsession - travailler à son œuvre - à laquelle il sacrifie tout, le poète « voyant » est « horribilis », il « fait horreur », il inspire un sentiment d'effroi et de répulsion chez la plupart de ses contemporains.

L'approche mallarméenne
Si Baudelaire est, selon Rimbaud, « le premier voyant, roi des poètes, un vrai Dieu », et se trouve, à ce titre, au premier rang des « horribles travailleurs », un contemporain de l'auteur des Illuminations peut aussi être compté parmi ceux-ci, tant il se distingue par son travail poétique et la conscience qu'il en a, ainsi que par son « horrible sensibilité » (lettre du 14 mai 1867 à Cazalis), Mallarmé. On peut vérifier le propos d'Yves Bonnefoy, selon lequel « Mallarmé est, de loin, le plus vaste espace de réflexion, de recherche, d'élaboration de l'idée de poésie qu'il y ait eu à son époque en Europe », en lisant certains textes de la correspondance et de Divagations, dans lesquels Mallarmé évoque les modalités du travail poétique, notamment en les confrontant à celles du travail salarié. Il est bien le « Poëte Moderne » défini par Montégut comme étant « un critique avant tout » (cité par Mallarmé dans sa lettre du 27 avril 1867 à Lefébure), c'est-à-dire celui qui non seulement travaille à son œuvre, mais ouvre un espace de réflexion en faisant retour sur ce travail. Celui-ci frappe avant tout par sa radicale singularité, par la solitude qu'il requiert et renforce, et par la répulsion, voire l'horreur, qu'il suscite chez d'autres travailleurs.
En cette seconde moitié du XIXe siècle, ce qui rend le travail poétique singulier, c'est d'abord qu'il n'est pas salarié. « À quoi bon trafiquer de ce qui, peut-être, ne se doit vendre, surtout quand cela ne se vend pas », écrit Mallarmé dans « Étalages » (Divagations). La fin du travail poétique n'est pas d'ordre commercial, et s'il pouvait rapporter de l'argent, ce ne serait qu'une conséquence indirecte. Toutefois, de fait, celle-ci n'a pas lieu ; constat source à la fois d'amertume et d'humour chez Mallarmé, mais aussi chez Rimbaud, qui écrit dans la lettre déjà citée : « Moi pauvre effaré qui depuis sept mois, n'ai pas tenu un seul rond de bronze ! » Le travail poétique est gratuit, au double sens du terme, non seulement descriptif - il n'est pas rémunéré - mais aussi, pour beaucoup de contemporains, normatif : il apparaît comme injustifié, dénué de raison valable et, par conséquent, absurde. Qui porte un tel jugement de valeur ? Il s'agit d'un certain type de travailleur, celui qui se figure le travail comme un moyen en vue du salaire, travailleur auquel le poète se trouve parfois confronté. Une telle confrontation est mise en scène dans un texte de Divagations, publié en revue en 1895, précisément intitulé « Confrontation ».

Le poète et le terrassier
Le poète se promène dans la campagne, un matin d'été, après une nuit d'insomnie, et voit sa marche entravée par le trou que creuse un terrassier : « la promenade se barre invariablement de travail ». De son côté, le « manœuvre », « cassé sur la besogne », peine, et jette une « œillade » dédaigneuse sur l'« oisive approche » du promeneur. Cet événement, par lequel le poète et le terrassier se gênent mutuellement en interrompant, l'un, une rêveuse promenade, l'autre, un effort physique, est l'occasion, pour le poète, de distinguer deux types de travail radicalement différents. D'une part, le terrassier incarne une forme de travail où la « force fournie » n'est pas « vaine », aussi pénible - voire apparemment absurde - soit-elle, dans la mesure où elle est rémunérée, donc justifiée par un salaire. Par exemple, si son patron lui demandait de creuser un trou, puis de le reboucher, il exécuterait les ordres volontiers, sans « hésitation », pourvu que ces deux opérations soient rémunérées : « Il extrait une brouettée de terrain, pour la vider peu loin, il a produit, et refaire l'inverse implique besogne nouvelle, payée. » D'autre part, le poète veut incarner une autre forme de travail : « Un autre, que je veux incarner, serait, dont le labeur ne vaut pas au détail parce que, peut-être, acceptant l'hésitation. » Tandis que le terrassier est « béni par la sécurité de l'effort », puisque chacun de ses efforts, rémunéré, vaut la peine, le labeur poétique est voué au « risque » de l'infécond effort et implique une hésitation essentielle. En effet, si le poète est à la fois l'ouvrier et son propre patron, cette situation, du point de vue du terrassier, n'est pas enviable, dans la mesure où ici l'exigence patronale de perfection pousse l'horrible travailleur à reprendre constamment son ouvrage, à réécrire sa page. « La page, écrite tantôt, va s'évanouir, selon - n'envie pas, camarade - qu'en moi le patron refuse l'ouvrage, quand la clientèle n'y voit de tare. »
L'idée d'un travail qui ne vaut pas au détail, qui ne rapporte ni même, le plus souvent, ne produit - autrement dit, l'idée d'un travail en pure perte - fait horreur au terrassier, et plus généralement à ceux qui se figurent le travail comme un moyen en vue du salaire. L'enjeu d'une telle horreur n'est autre qu'un double rapport au temps et à la mort. En effet, Mallarmé poursuit ainsi sa « divagation » : « Anéantir un jour de ta vie ou mourir un peu, le sachant, quels cris jetterais-tu [...]. » Selon la perspective du terrassier, le temps, notamment celui du travail, c'est de l'argent. De ce point de vue, une « oisive approche » de promeneur ne mérite que « dédain », et la simple idée de passer une journée, seul, à écrire, gratuitement, une page qui risque de finir à la corbeille, susciterait des cris d'horreur. Selon une autre perspective, d'apparence paradoxale, le travail du terrassier peut apparaître comme un divertissement, non pas au sens courant du terme - agrément, amusement, distraction - mais au sens, défini par Pascal, d'activité par laquelle on se détourne de l'essentiel - la conscience de sa condition, mortelle - pour se diriger vers l'accessoire. Le terrassier est de ceux qui ne savent pas, selon les mots de Pascal, « demeurer en repos dans une chambre » (Pensées, Lafuma, 136-139). Cette seconde perspective est proche de celle du poète, si son travail solitaire est l'occasion d'une prise de conscience de sa condition, éphémère, c'est-à-dire vouée au temps et à la mort. Mallarmé, pour sa part, « sait » que travailler à un poème, c'est « anéantir un jour de [sa] vie ou mourir un peu », lui qui affirme, dans sa lettre du 28 avril 1866 à Cazalis, avoir, « en creusant le vers », rencontré un abîme qui le désespère, « le Néant ». Cette expérience du Néant suscitée par le travail poétique est, à la différence de celle de Pascal, athée, Mallarmé écrivant dans sa lettre que « Dieu et notre âme » sont de « glorieux mensonges », des inventions humaines, les hommes n'étant eux-mêmes que de « vaines formes de la matière ». Ainsi la position du poète face au terrassier apparaît-elle comme celle de la lucidité face à l'inconscience, et n'est pas sans évoquer celle de Hamlet, héros mallarméen par excellence, face au fossoyeur qui, sous l'effet de l'habitude, creuse des tombes en chantant avec insouciance (Shakespeare, Hamlet, V, 1).
Pourquoi y a-t-il un tel aveuglement chez le terrassier ? C'est parce qu'il est obnubilé par ce que vise son travail : l'or - non seulement ce qui mesure ou gage la monnaie, l'étalon universel de la valeur économique, mais aussi ce qui brille et fascine. L'or est l'idole du travailleur salarié, « humble croyant en cette richesse », « béni par la sécurité de l'effort ». La tyrannie de l'or est figurée par le soleil méridien qui accable le terrassier soumis : « L'or frappe, maintenant, d'aplomb la race ; ou, comme si son lever ancien avait refoulé le doute, chez les hommes, d'un pouvoir impersonnel suprême, plutôt leur aveugle moyenne, il décrit sa trajectoire vers l'omnipotence - éclat, l'unique, attardé pour un midi imperturbable. » La fonction du poète est, comme le suggère Bertrand Marchal dans son beau livre, La Religion de Mallarmé, de restaurer, face à l'aplomb tyrannique de l'or méridien, l'obliquité de l'aube ou du couchant, et de mettre en « doute » tout « pouvoir impersonnel suprême », invention humaine, mensonge pas forcément glorieux. Pour éprouver l'autorité de l'or, il faut « qu'un personnage, isolément, discute, demande les raisons ; fuie [...] », et prenne le risque de la marginalité économique. C'est ce que ne comprennent pas les « ouvriers de chemin de fer » - parmi lesquels se trouvent, à nouveau, des terrassiers - évoqués dans « Conflit », autre texte de Divagations : certes le poète « travaille », mais à rien « qui puisse servir, parmi l'échange général. Tristesse que ma production reste, à ceux-ci, par essence, comme les nuages au crépuscule ou des étoiles, vaine ». Et pourtant le travail poétique est la source d'une lucidité qui permet d'éclairer l'aliénation du terrassier, ou encore le scandale de Panama, exemple caractéristique d'une divinité fictive de l'or entretenue par le seul « crédit », c'est-à-dire par les mécanismes psychologiques de la croyance superstitieuse. Pourquoi, en effet, tant de gens ont-ils jusqu'au bout souscrit des obligations, sinon parce qu'ils croyaient que le dieu Or les paierait (cf. Divagations, « Or ») ?

Parenté nietzschéenne
Un contemporain de Mallarmé, en Allemagne, propose un diagnostic comparable, à propos de ce qu'il nomme, dans le Crépuscule des idoles (« Divagations d'un inactuel », 30), le « siècle du travail ». En effet, Nietzsche écrit dans Le Gai Savoir (IV, 329), publié en 1882, qu'un « vice propre au Nouveau Monde », la course « après l'or » ou « course effrénée au travail », commence « par contagion » à toucher la vieille Europe et à « répandre sur elle une absence d'esprit stupéfiante ». Pour Nietzsche, le travail ainsi compris, comme course effrénée après l'or, est une des idoles survivant à la « mort de Dieu », une des valeurs réactives qui gouvernent et amoindrissent la vie de l'homme occidental contemporain (cf. Ainsi parlait Zarathoustra, I, « Des prédicateurs de la mort »). N'est-il pas à cet égard significatif que l'on puisse lire sur les billets du « Nouveau Monde » : « In God we trust », devise par excellence de la monnaie ? Le « conflit », ou la « confrontation », mis en scène par Mallarmé, entre le terrassier et le poète, est celui, ou celle, qui oppose deux types d'hommes caractérisés dans Le Gai Savoir, au paragraphe 42. Les distingue un rapport différent au travail et à l'ennui. Pour le premier type, qui comprend « presque tous les hommes des pays civilisés » - Nietzsche précisant dans le Crépuscule des idoles (« Divagations d'un inactuel », 30) qu'un tel type « se rencontre maintenant dans toutes les classes de la société » -, « le travail est un moyen, et non le but lui-même ; c'est pourquoi ils ne font guère preuve de subtilité dans le choix de leur travail, pourvu qu'il rapporte bien » ; quant à l'ennui, pour de tels hommes, il « est à chasser loin de soi par tous les moyens » ; autrement dit, tout est bon qui divertit, au sens pascalien, notamment la « course effrénée au travail », en vue de l'or. En revanche, pour le second type d'hommes, « plus rares », « ils n'ont que faire d'un bon salaire si le travail n'est pas par lui-même le salaire de tous les salaires », et « préfèrent périr plutôt que de travailler sans prendre plaisir à leur travail » ; quant à l'ennui, certes souvent « désagréable », ils ne le craignent pas, sachant qu'il est fécond et nécessaire à « leur travail ». Ainsi, un même mot, « travail » (ou « ennui »), peut avoir des sens très différents, inconciliables, selon le type de vie qui s'en empare, réactif ou actif. On peut estimer que les hommes du premier type sont gouvernés par des valeurs réactives, c'est-à-dire visant essentiellement la conservation de la vie ou volonté de puissance, à travers le salaire, et seulement accidentellement son intensification. Au contraire, les « rares » hommes du second type sont gouvernés par des valeurs actives, visant essentiellement l'intensification de la vie ou volonté de puissance - intensification dont le « plaisir », terme souligné par Nietzsche, est le symptôme -, et accidentellement sa conservation. C'est pourquoi ils « préfèrent périr plutôt que de travailler sans prendre plaisir à leur travail ». Entre ces deux types d'hommes, le « conflit » est irréductible, dans la mesure où il « confronte » une vie déclinante à une vie ascendante. Au regard de l'une, l'autre apparaît comme « horrible », et réciproquement, à ceci près que le sens du mot « horrible » diffère radicalement, là réactif, ici actif.

Mallarmé en conflit avec lui-même
Ajoutons que, chez Mallarmé, un tel conflit n'est pas seulement celui qui oppose extérieurement et ponctuellement le poète à un autre type de travailleur incarné par le terrassier, mais aussi celui qui l'oppose à lui-même, un conflit interne entre le poète et l'enseignant. En effet, Mallarmé n'a pas fait le choix de la marginalité absolue. Si, pour reprendre les termes nietzschéens, il fait passer l'intensification avant la conservation, toutefois, il s'efforce d'assurer celle-ci pour permettre celle-là. Comment conserver les siens et soi-même, en cette seconde moitié du XIXe siècle, quand l'on n'est pas rentier mais voué à un travail qui ne se vend pas ? Le compromis avec la nécessité économique accepté par Mallarmé a consisté à devenir professeur d'anglais, emploi qu'il jugeait pénible, mais assurant un salaire, certes médiocre, et surtout lui laissant du temps libre pour travailler à son œuvre. Reste qu'un tel compromis est souvent mal vécu par le poète, ce dont témoigne constamment sa correspondance. « Je travaille avec une malheureuse difficulté », affirme-t-il par exemple en juillet 1865 à Cazalis, à propos de l'écriture du « Faune ». Cette difficulté est d'abord celle qui est intrinsèque au travail du vers : « Tu ne saurais croire comme il est difficile de s'acharner au vers, que je veux très neuf et très beau [...] Si tu savais que de nuits désespérées et de jours de rêverie il faut sacrifier pour arriver à faire des vers originaux [...] et dignes [...] de réjouir l'âme d'un poète ! Quelle étude du son et de la couleur des mots, musique et peinture par lesquelles devra passer ta pensée, tant belle soit-elle, pour être poétique ! » Mais à cette difficulté intrinsèque s'ajoute « la complication désolante des classes qui coupent ma journée, et me brisent la tête, car je suis peu respecté, et même, parfois, accablé de papier mâché et de huées ». Pauvre Mallarmé, harcelé par sa « classe d'idiots », et par son administration, si l'on en croit un document daté du 31 mai 1876, signé par le proviseur de son lycée, qui se permet de juger non seulement son travail d'enseignant - « dans l'opinion de l'inspection générale, il paraît que M. Mallarmé n'est pas très fort en langue anglaise, et que, malgré l'avertissement bienveillant qui lui a été donné l'an dernier, il ne s'est pas occupé sérieusement d'acquérir ce qui lui manque pour être à la hauteur de ses fonctions » -, mais aussi son travail de poète : « Productions Insensées, en prose ou en vers. Les personnages qui lisent ces étranges élucubrations du cerveau de M. Mallarmé doivent s'étonner qu'il occupe une chaire au Lycée Fontanes » (cité par Ajalbert, Mémoires en vrac, Albin Michel, 1938).

Pour finir, une question : cette situation conflictuelle entre le travail poétique et les conditions socio-économiques du travail est-elle nécessaire ou contingente ? Au regard de Mallarmé, qui qualifie l'époque contemporaine, dans sa lettre du 16 novembre 1885 à Verlaine, d'« interrègne pour le poète », elle semble momentanée, donc contingente. En effet, tout se passe comme s'il gardait l'espoir d'une réconciliation possible entre le poète et l'époque, permettant le règne de celui-là sur celle-ci. « Je crois, répond-il à l'enquête de J. Huret sur l'évolution littéraire, que la poésie est faite pour le faste et les pompes suprêmes d'une société constituée où aurait sa place la gloire dont les gens semblent avoir perdu la notion. » Il y a chez Mallarmé, notamment dans Divagations, une dimension utopique, dont nous ne pouvons ici interroger en détail le statut. Indiquons simplement qu'alors même qu'il rêve d'une foule hurlant « vers le poëte, un appel », il assiste à l'agonie de Villiers de L'Isle-Adam en quelque hospice, dans l'indifférence générale d'une foule occupée à fêter le centenaire de la Révolution française. On peut reprendre la suggestion faite par Paul Bénichou, dans son lumineux ouvrage, Selon Mallarmé, à propos du projet mallarméen du « Livre » comme « explication orphique de la Terre » : « Il pensait que la poésie avait besoin dans son abandon, pour ne pas perdre courage, d'une telle promesse et d'un tel réconfort [...]. Mallarmé voit l'impossible, et l'espère possible contre tout espoir. » Quoi qu'il en soit, en attendant cette improbable réconciliation, le poète se doit, autant qu'il le peut, de « travailler avec mystère en vue de plus tard ou de jamais » (Lettre à Verlaine), ce qu'il fit, « horriblement », jusqu'à la mort.

Bibliographie essentielle
Bénichou Paul, Selon Mallarmé, Paris : Gallimard, 1995.
Bonnefoy Yves, préface aux Poésies de Mallarmé, « Collection Poésie », Paris : Gallimard, 1992.
Mallarmé Stéphane, Lettres, in œuvres complètes I, « Bibliothèque de la Pléiade ». Paris : Gallimard, 1998.
Mallarmé Stéphane, Divagations, Paris : Charpentier, 1897 ; ou Mallarmé Stéphane, œuvres complètes, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris : Gallimard, 1945.
Marchal Bertrand, La Religion de Mallarmé, Paris : José Corti, 1988.
Nietzsche Friedrich, Le Gai Savoir, I, 42, et IV, 329, Paris : GF Flammarion, 1997.
Nietzsche Friedrich, Ainsi parlait Zarathoustra, I, « Des prédicateurs de la mort », Librairie générale française, 1983.
Nietzsche Friedrich, Crépuscule des idoles, « Divagations d'un inactuel », 30, « Collection Folio-Essai », Paris : Gallimard, 1988.


Sur le Net
Un excellent site de François Direz sur Mallarmé, contenant de précieuses et nombreuses indications biographiques mais aussi des pages consacrées aux textes mêmes du poète. Ainsi de nombreux liens font accéder à ses poésies, mais aussi à ses traductions des œuvres poétiques d'Edgar Poe.
http://mallarme.nemoclub.net/

On pourra consulter, sur le site de l'université de Nice, le programme d'agrégation de lettres modernes et de lettres classiques de 1999 et des cours sur les poésies de Mallarmé. Plusieurs textes de « critique » littéraire sur l'œuvre du poète et de très nombreuses exégèses qui méritent une lecture attentive.
www.unice.fr/

Sur un site consacré à la poésie française, une série de pages propose un accès très agréable aux poèmes de Mallarmé, ainsi qu'à différents poètes connus et moins célèbres.
http://poesie.webnet.fr/

 
© SCÉRÉN - CNDP
Créé en février 2003. Actualisé en février 2007 - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.